Interview client – Vallée des Belleville

Comment la vallée des Belleville en Savoie assure la sécurité des routes au quotidien et la gestion des crises routières ?

Les PIstes de Belleville font confiance à WaryMe
  • Un des plus grands domaines skiables
  • Gestion des crises routières cruciale
  • Nécessité de coordonner les interlocuteurs

Olivier Gardet, directeur technique du service des Pistes de Belleville, partage son avis sur les apports de l’application mobile WaryMe pour réagir plus vite dans la gestion des astreintes route.

Pouvez-vous nous présenter le service des Pistes de Belleville ?

Nous sommes la régie municipale du service des pistes sur la commune des Belleville en Savoie. Elle a pour mission d’assurer la sécurité des usagers sur le domaine skiable et l’entretien général des pistes. Notre domaine skiable est l’un des plus grands du monde et regroupe trois stations Les Menuires, Saint Martin de Belleville et Val Thorens.

Nos missions consistent, l’été, à améliorer et entretenir les pistes et à se mettre en conformité avec les normes obligatoires sur le domaine skiable. Et en hiver, nous avons en charge la sécurité sur les pistes de ski (prévention, recherche, secours et assistance), l’enneigement artificiel, le damage des pistes et le déclenchement préventif d’avalanches.

Je suis le directeur technique de la régie municipale. J’ai en particulier la charge de gérer les PIDA (plans d’intervention de déclenchement des avalanches). Et je suis également l’interlocuteur privilégié de la préfecture pour la gestion de la sécurité routière sur la route de Moutiers à Val Thorens.

Et c’est précisément sur ces deux sujets, la gestion des routes et les PIDA, que WaryMe est intervenu.

Justement, quelles étaient vos problématiques sur ces sujets ?

Les PIDA, ce sont les Plans d’Intervention de Déclenchement des Avalanches. Nous planifions, quand la météo le nécessite, le déclenchement d’avalanches afin de sécuriser le domaine skiable. Or il y a toujours un risque qu’une avalanche tombe sur une route, qu’elle la bloque et dans le pire des scénarios, qu’elle ensevelisse des gens.

Donc il faut prévoir de couper la circulation de la RD 117 qui monte à Val Thorens quand on déclenche une avalanche. Mais il faut stopper la circulation le moins longtemps possible pour ne pas désorganiser le trafic.

Préparer un PIDA, c’est très chronophage : il faut prévenir et coordonner une dizaine de personnes (élus, préfecture, opérationnels). Après l’avalanche, il faut vérifier que tout est ok avant de rouvrir la route…Tout cela prend du temps. Mais en même temps il ne faut pas bloquer la route trop longtemps.

Par ailleurs, les PIDA sont programmés la veille au mieux, ou 4 à 5 heures avant. C’est donc un plan de sécurité, très opérationnel, qui s’organise au dernier moment, car la météo est changeante en montagne. Il faut être rapide et efficace dans la mise en place et le déroulement du PIDA.

Notre enjeu sur les PIDA, c’était de gagner du temps :

  • Coordonner les actions avec les différents interlocuteurs,
  • Optimiser et réduire le délai de l’opération (et en particulier la fermeture de la RD117),
  • Sécuriser le dispositif et assurer que les conditions sont réunies avant de déclencher le tir,
  • Gérer l’imprévu et communiquer rapidement, par exemple en cas de nécessité de décaler le tir ou en cas d’incident empêchant de mener le PIDA à son terme.

Quelle solution vous a été proposée par WaryMe ?

WaryMe nous a proposé d’intégrer nos PIDA dans l’application mobile de gestion de crise. On y retrouve donc toutes les étapes du plan d’actions. Qui plus est, le plan d’action devient collaboratif. Les informations sont partagées avec toutes les parties prenantes, alors qu’avant tous les échanges se faisaient en point à point.

Avec l’application WaryMe, on a gagné du temps. Avant, cela me prenait 2 heures, voire 2h30 pour prévenir tout le monde. J’envoyais des messages via WhatsApp ou Facebook, mais sans avoir la certitude qu’ils avaient été vus. Avec WaryMe, j’ai une traçabilité automatique des appels téléphoniques dans la main courante des actions. Un mail est prédéfini pour envoi aux administrations à informer et les messages sont acquittés : je sais quand les gendarmes sont en position sur la route, quand les vigies sont en place, etc…

La collecte des informations et la prise de décision sont centralisées, et le plan d’action offre une traçabilité. Tout cela permet de gagner du temps.

Et du côté de la gestion des routes, quelles étaient vos problématiques ?

Sur la route, en particulier en hiver avec les risques d’intempéries et les journées de chassé-croisé des vacanciers, on cherche à anticiper les difficultés. Avant WaryMe quand un problème survenait, on utilisait le téléphone, WhatsApp et la radio pour diffuser l’information.

Il y a quelques années, il n’y avait pas de PC de crise : tous, opérationnels et encadrants, étaient sur le terrain, la tête dans le guidon. Mais on n’arrivait pas à bien communiquer. J’ai changé ce fonctionnement et j’ai institué un PC de crise, où les encadrants (les cadres d’astreinte de la police, de la gendarmerie, du Conseil Départemental, du SDIS, du CSU) se réunissent et on assure la gestion de la crise routière ensemble.

Avant d’utiliser WaryMe, je devais appeler chacun pour convoquer les membres du PC de crise. Cela prenait beaucoup de temps. Et on gérait la crise sur un fichier Excel. Ça faisait le job mais ce n’était pas suffisant.

Avec l’application, je peux convoquer le PC de crise en moins de 20 minutes. Avec le signal sonore intrusif qui stoppe seulement quand on acquitte l’alerte, je sais qu’ils vont avoir l’information rapidement.

En plus, on a la traçabilité de toutes les actions faites.

Avoir son plan d’action dans l’application, non seulement, c’est plus intuitif mais c’est aussi plus simple car certains éléments sont déjà pré-remplis.

Vous utilisez également le module signalement de l’application. Comment cela fonctionne-t-il ?

Oui tout à fait. Au quotidien, c’est d’ailleurs le module qui est le plus utilisé.

Cela nous permet de remonter des informations concernant un incident sur la route, une voiture en panne, un accident. Les interlocuteurs ne sont que des opérationnels.

Avant on signalait les incidents au quotidien sur la route via des groupes WhatsApp. WhatsApp est un canal privilégié pour communiquer avec la population dans la vallée, mais les sujets sont très larges et les participants nombreux. Les opérationnels étaient inondés de messages. Et parfois ils manquaient les messages importants qui les concernaient. J’ai préféré qu’on bascule les signalements d’incidents sur WaryMe.

L’utilisateur accède à un formulaire qui lui permet de renseigner les caractéristiques de l’événement grâce à des champs prédéfinis : nature de l’incident (avalanche, éboulement, chute d’arbres, véhicule en panne, accident de la circulation), présence de blessés, nombre et types de véhicules impliqués, possibilité de circuler, localisation, secours avisés… Toutes ces informations sont partagées en temps réel avec tous les interlocuteurs.

Et si la situation le nécessite, on peut déclencher facilement le plan de crise adéquat.

Avez-vous un exemple de l’intérêt de cet usage pour gérer une crise routière ?

Tout à fait. Je pense à un accident de la route signalé sur WhatsApp par un habitant de la vallée. Mais malgré ce signalement personne n’avait pris l’initiative d’appeler les secours car les gens étaient en voiture. Tout le monde s’imaginait probablement que quelqu’un d’autre l’avait fait. Mais en réalité, l’accident n’avait pas été pris en compte. J’ai signalé l’accident sur WaryMe et j’ai constaté que les pompiers n’avaient pas été contactés.

Avec WaryMe, j’ai pu impliquer les pompiers immédiatement, et tous les utilisateurs du dispositif ont été notifiés que les pompiers étaient impliqués.

L’application permet d’améliorer le process de traitement des signalements et de mobiliser plus rapidement les opérationnels pour résoudre les difficultés constatées sur le terrain.

Qui sont les utilisateurs de l’application ?

La direction du service des Pistes de Belleville, mais aussi la gendarmerie, les pompiers, la police municipale, le CSU des Belleville, le Conseil Départemental et l’office de tourisme de Val Thorens.

Ce qui représente 20 personnes. Tout le monde a trouvé qu’il y avait une plus-value dans l’utilisation de l’application.

Quelles sont vos relations avec l’équipe WaryMe ?

Les relations avec l’équipe sont bonnes. Dès le départ, ça a bien matché. On arrive à faire des choses quasiment à la carte avec les développeurs. Notre dispositif va évoluer, et on va pouvoir mettre en place de nouvelles fonctionnalités et ça c’est super. 

En un mot, qu’est-ce que vous a apporté WaryMe ?

Je cherchais une interface de gestion de crise en temps réel, qui puisse faire des rapports automatisés. Avec l’application WaryMe, le plan d’actions se déroule en direct, on travaille de manière collaborative et à la fin, on obtient la main courante automatique. Ça c’est vraiment top.

Chaque année, j’élabore un rapport global de la saison. Je m’appuie sur les rapports WaryMe. Je peux facilement comptabiliser les signalements. On en est à 140 en 8 mois.

Et la géolocalisation sur la carte est intéressante. Grâce à la géolocalisation, on a pu s’apercevoir que plusieurs incidents avaient eu lieu au même endroit. Il y a donc quelque chose à faire pour y remédier. Les données nous donnent une visibilité que nous n’avions pas avant.

Que diriez-vous si vous deviez recommander WaryMe à un confrère ?

Je recommanderais la solution sans hésiter. Pour la gestion de crises routières, les bénéfices sont indéniables et visibles rapidement.

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