Un bouton d'alerte SOS dans les transports de Montpellier

Avec le bouton SOS, Montpellier renforce son dispositif pour lutter contre les incivilités, les agressions et le harcèlement dans les transports.

Face aux enjeux de sécurité et de harcèlement dans les transports en commun, la Métropole de Montpellier et la TaM (Transports de Montpellier Méditerranée Métropole) déploient un nouveau service. Depuis le 25 novembre 2025, un bouton d’alerte SOS est disponible directement dans la poche de milliers d’usagers.

Comment fonctionne le bouton SOS de l’application M’Ticket ?

À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, Montpellier a franchi une nouvelle étape dans la protection de ses usagers. S’inspirant du modèle de sécurisation déployé pour la régie des transports de Marseille (une technologie propulsée par WaryMe), la métropole montpelliéraine a intégré un bouton d’alerte à son application phare de mobilité, M’Ticket, déjà adoptée par 420 000 utilisateurs depuis le passage à la gratuité.

Pensé pour être à la fois immédiatement accessible en cas de danger et discret, le dispositif prend la forme d’un bouton rouge « SOS » bien visible dès la page d’accueil de l’application M’Ticket

Il s’adresse à toute personne se trouvant en situation d’urgence sur le réseau (bus et tramway), qu’elle soit victime ou simple témoin d’une agression ou d’une incivilité.

En un seul geste, l’usager déclenche une chaîne de secours efficace :

  1. Déclenchement et choix du mode : L’utilisateur appuie sur le bouton et peut choisir entre un mode vocal (appel téléphonique) ou un mode silencieux (discussion instantanée par message).
  2. Géolocalisation et écoute : L’alerte est reçue au poste de commande centralisé (PCC). L’opérateur qui reçoit l’alerte géolocalise instantanément la victime. Parallèlement, le flux audio de la situation est enregistré et retransmis en direct au poste de commandement de la TaM.
  3. Intervention ciblée : Les opérateurs analysent la situation en temps réel et déploient une réponse graduée. Selon la gravité, ils peuvent mobiliser les agents de la TaM, la Police Métropolitaine des Transports (PMT), la police municipale ou même la police nationale.

Afin de garantir l’efficacité des secours et d’éviter les abus, le système se désactive automatiquement lorsque l’usager quitte le réseau de transport. De plus, les enregistrements audio générés par l’application pourront être réquisitionnés par l’autorité judiciaire dans le cadre de futures enquêtes.

Un maillon essentiel du continuum de sécurité

Les équipes de la TaM ont suivi une formation spéciale pour répondre aux situations d’urgence et prendre en charge les victimes et témoins de harcèlement ou d’agressions.

L’intégration de ce bouton d’alerte, conçue en marque blanche par WaryMe, n’est pas une mesure isolée, mais vient compléter un arsenal physique et humain déjà robuste :

  • Le déploiement de 440 caméras de vidéosurveillance sur les quais, les rames et le réseau.
  • La mise en place de la descente à la demande dans les bus (avant 7h et après 21h) pour rapprocher les usagers de leur domicile et réduire les zones de vulnérabilité.
  • L’intégration des espaces de la TaM au dispositif Angela, un réseau de lieux refuges pour les victimes de harcèlement de rue.
  • La présence de 87 agents dédiés au contrôle et à la sécurisation, appuyés par les 42 agents de la toute nouvelle Police Métropolitaine des Transports.

Un dispositif actionné en moyenne 3 fois par jour

Un premier bilan effectué au mois de décembre 2025 a mis en évidence que des alertes SOS étaient lancées en moyenne 3 fois par jour, sans compter d’éventuelles fausses alertes dues à une mauvaise manipulation du dispositif.

Selon les chiffres de la Métropole, sur l’ensemble des interventions, 14 ont nécessité l’intervention des services de la TAM et 14 autres celle de la police métropolitaine des transports. Ces interventions concernaient :

  • 18 atteintes à la tranquillité
  • 15 atteintes à l’intégrité non physique
  • 6 atteintes sexistes
  • 1 atteinte aux biens
  • 1 malaise

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